Titre : La
liberté emprisonnée
Technique : Huile
sur toile
Taille : 100x50 cm
Taille avec cadre : 110
x 62cm
Catégorie : Suréaliste
Thème :: L'évolution
de l'esclavage. De tout temps, des hommes se sont donnés le droit
de contraindre d'autres hommes à leur obéir. Ce tableau est divisé
en trois parties sur fond de mer et de plage. Pourquoi la plage ?
Parce que la plage a été témoin de l'esclavage des noirs en véhiculant
les négriers, ces bateaux tristement célèbres dont se servaient les
blancs pour transporter les esclaves enchainés au bateau (en surimpression,
derrière la mer, se dessine le débarquement des esclaves, ainsi qu'un
homme enchaîné. Le ciel lourd et orageux souligne les dangers du voyage.
Le chapeau de Napoléon Bonaparte flotte sur les vagues pour symbolisé
le fait qu'il à rétabli l'esclavage le 20 mai 1802 dans les colonies
françaises, notamment aux Caraïbes. Au centre, le temps passant, s'est
montré une embellie, symbolisant le respect des gens de couleur, le
tout, symbolisé par une fleur de lotus, une mer calme et un coquillage
usé par la mer. Les trous dans sa coquille indique la fragilité et
la précarité de l'équilibre de la balance qu'il supporte. Liberté,
égalité précaires. Cette parenthèse est de courte durée et déjà, à
droite, se profile une nouvelle forme d'esclavages. Un être androgyne,
mi-femme, mi-homme, de couleur indéterminée, à la tenue vestimentaire
équivoque, est emprisonné dans une alcôve. Sur la partie droite, est
symbolisé l'esclavage des temps modernes qui est partout. La mer disparait,
seule la plage, la terre, reste. Tout d'abord l'échiquier de la vie,
selon que l'on nait dans une famille, blanche, noire, riche, pauvre.
Des hommes cravatés, dont la tête est évidée, sèment toujours l'inégalité
et l'injustice. Les uns sont obligés de travailler toutes leur vie
pour peu de chose (d'où le casseur de pierre symbolisant une sorte
de travaux forcés). Les autres, protégés, argentés, s'amusent avec
leurs parachutes dorés. La grand voile du bateau négrier de gauche
revient insensiblement dans la partie droite et son ombre envahie
peu à peu la terre (et non plus la mer). Les bracelets de fer détachés
et peu visibles apparaissent par transparence. Ils sont toujours là,
discrètement. La balance de la justice, très déséquilibrée à gauche
(les plateaux en sont même éjectés), en équilibre précaire au centre,
est à nouveau en déséquilibre à droite.